juin 2008

Comportement du consommateur européen en ligne

L’Union Européenne se préoccupe de la progression du marché unique pour les consommateurs en Europe.
Le maché unique est-il une réalité dans le cas du commerce électronique en Europe?
Si le nombre d’européens ayant réalisé un achat en ligne ne cesse de progresser (on passe de 27 à 33% des européens), seuls 12% des européens ayant un accès Internet à domicile ont réalisé un achat à l’étranger en Européen. Cette proportion est stable depuis 2006 et souligne le manque de confiance des consommateurs pour effectuer des achats en ligne à l’étranger.
Une étude détaillée de la question est disponible sur le site de l’Union ici.
Plus généralement, l’U.E. réalise nombre d’études sur le développement du commerce électronique (voir ici)
Ce manque de confiance dans les achats à l’étranger a donc de sérieuses conséquences sur les stratégies d’internationalisation (voir le chapitre 2) des entreprises de commerce électronique. Le rachat de sites locaux apparaît donc comme un moyen de s’internationnaliser plutôt que de développer un seul site européen (que seul Pixmania semble avoir réussi)

UE2r



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La gouvernance et le futur de l'Internet

Dans un entretien au journal Les Echos du 20 juin 2008, Louis Pouzin, co-inventeur français de l’Internet expose les problématiques actuelles de la gouvernance de l’Internet, son développement futur, l’intégration des différentes langues, sa tarification en fonction de la qualié de service, l’adjonctiondes objets à l’Internet. Une très bonne synthèse pour animer une discussion en cours à propos du chapitre 4.
Dans un autre entretien au journal Les Echos du 23 juin, P. TWOMEY, président de l'INTERNET CORPORATION FOR ASSIGNED NAMES AND NUMBERS (ICANN), annonce une révolution dans la gestion des noms de domaines avec la possibilité pour tout à chacun de créer son propre nom de domaine !
On pourrait donc imaginer un nom de domaine du type : livre.isaac.
Autre annonce, l’arrivée des noms de domaine en 15 langues avec accents !

icann



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VPC et commerce électronique

Le Journal du Net publie une excellente synthèse sur les stratégies Internet des principaux acteurs historiques de la vente par correspondance en France comme La Redoute, Les 3 Suisses, Camif, Quelle.
Ce dossier riche d’informations permet de mieux cerner les stratégies de ces acteurs de la vente à distance et de mesurer les enjeux du multicanal (voir chapitre 3) pour ce type de distributeurs.
logo_quellelogo_redoutelogo_camif3suisses


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L'e-commerce alimentaire de proximité: coursengo.com

Le commerce électronique a (trop) souvent été présenté comme une abolition des distances et des frontières.
Comme le chapitre 8 de l'ouvrage le met en évidence, cela est loin d'être le cas surtout lorsqu'il s'agit de produits alimentaires et de plus encore de produits frais.
L'échec retentissant de Webvan aux USA a finalement été peu analysé ni compris.
D'autres cherchent des modèles hybrides comme Tesco en Grande-Bretagne (cf. le chapitre 3) qui semble de donner de très bons résultats.
En France, le groupe Casino lance Coursengo.com en région parisienne en s'appuyant sur ses réseaux de proximité que sont Franprix et Leader Price.
Le client peut se faire livrer à domicile (15h-22h en semaine avec créneaux de 2h, samedi 9h-14h) ou en magasin (retrait à partir de 18h).
Il sera intéressant de suivre cette expérience novatrice de commerce électronique de proximité et de voir si elle répond à une réelle demande des clients.
coursengo



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Loi Chatel: frais de livraison, contrat de vente à distance, quelles conséquences ?

La loi n° 2008-3 du 3 janvier 2008 pour le développement de la concurrence au service des consommateurs (disponible sur Legifrance.fr), dite loi Chatel, comporte plusieurs dispositions concernant spécifiquement les acteurs de la vente à distance et plus particlièrement du commerce électronique. On trouve une bonne présentation de la loi sur le site du "Forum des droits de l'Internet".
Les nouvelles dispositions ne satisfont pas les acteurs du commerce électronique, comme l'exprime avec vigueur la position de la FEVAD (voir le dossier sur la loi Chatel sur le site de la FEVAD)
Quells sont donc les principales dispositions de cette loi qui entre en vigueur au 1er Juin 2008?
Le Journal du Net a déjà évoqué dans plusieurs articles (3 mars , 24 avril 2008) ces conséquences exprimant principalement le point de vue des sites marchands et rarement le point de vue du client.
Les nouvelles contraintes imposées aux sites marchands portent principalement sur le délai de livraison et le service client, comme le souligne l'article du Journal du Net:
  • Indiquer, avant la conclusion du contrat, la date limite à laquelle il s'engage à livrer le bien ou exécuter la prestation de services;
  • Fournir des coordonnées téléphoniques permettant d'entrer effectivement en contact avec le vendeur;
  • Les moyens de communication permettant (...) de suivre l'exécution de sa commande, d'exercer son droit de rétractation ou de faire jouer la garantie ne supportent que des coûts de communication, à l'exclusion de tout coût supplémentaire spécifique;
  • Indiquer "l'existence d'un droit de rétractation, et ses limites éventuelles ou, dans le cas où ce droit ne s'applique pas, l'absence d'un droit de rétractation;
  • Lorsque le droit de rétractation est exercé, le professionnel est tenu de rembourser le consommateur de la totalité des sommes versées, dans les meilleurs délais.

C'est donc la fonction logistique qui est mise sous tension par ces nouvelles dispositions. Le site marchand doit avoir une parfaite maîtrise de son organisation logistique pour avancer une date de livraison réelle, un système de traçabilité des flux logistiques efficace. L'optimisation des flux logistiques devient un enjeu majeur de ce fait dans la mesure où l'exercice du droit de rétractation oblige le site marchand à rembourser les frais de livraison initiaux ! Le coût des clients opportunistes risque de devenir très élevé pour les sites marchands.
Comme le note le Journal du Net , deux jours après l'entrée en vigueur de la loi, peu de sites marchands sont en conformité avec la loi et très peu sont prêts à affronter une telle modification de leur environnement légal aux conséquences financières lourdes.



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