merchandising

Le commerce mobile, enfin une réalité en 2010 ?

Longtemps annoncé comme l’étape ultime du commerce électronique, le commerce mobile à longtemps peiner à décoller. L’année 2010 semble enfin marquer son réel envol. Plusieurs facteurs expliquent ce décollage pour l’année 2010 en France et dans le reste de l’Europe:
  • la pénétration croissante de la téléphonie mobile haut-débit (3G) dans de nombreux pays occidentaux. En France, le taux d’équipement global en téléphone mobile est de 95,2% fin décembre 2009, le parc 3G représente 15,4 millions de cartes SIM soit 26% des possesseurs d’un téléphone mobile.
  • l’arrivée de terminaux adaptés de type smartphones offrant de réelles facilités d’usage (dans cette perspective, l’iPhone a constitué la vraie rupture d’usage);
  • une maturité dans l’usage du canal électronique pour effectuer des achats du côté client.

Les enjeux du mobile commerce pour les sites marchands
Jusqu’ici l’essentiel des développements autour du mobile a porté sur le mobile marketing (couponing, couponing géolocalisé, campagne SMS) ou la vente de produits dématérialisés (sonneries de téléphone, fonds d’écran essentiellement). L’étape suivante, la vente de produits ou de services sur terminal mobile est encore balbutiante. Pour qu’elle se développe les entreprises devront bien intégrer ses spécificités pour en voir l’usage décoller:
  • une contrainte ergonomique de taille, l’interface homme-machine du terminal mobile limite le merchandising électronique classique (sans parler de l’absence du support du flash sur l’iPhone);
  • une problématique de gestion des paiement (les terminaux actuels ne sont pas encore des TPE (terminal de paiement électronique));
  • une problématique de sécurité (acheter sur téléphone mobile comporte des risques pour le client en cas de perte du téléphone comportant ses données personnelles.);

Même en arrivant à maîtriser ces différents éléments, il n’est pas certain que le commerce mobile décolle.

L’usage du mobile dans le commerce ne sera peut-être pas celui prévu...
Avec le développement des applications de lecture de code à barres depuis un téléphone mobile (Pic2shop, MobileTag) et le couplage avec un comparateur de prix, le commerce avec des clients équipés de téléphone mobile risque d’avoir des conséquences sur le commerce traditionnel (voir l’article que nous y consacrions il y a quelque temps).

Le développement des applications de liste de courses risque d’avoir les mêmes effets. Ces applications permettent en magasin d’entrer les prix des articles et d’en suivre leur évolution dans le temps magasin par magasin. La maîtrise de l’information grâce au téléphone mobile donnera davantage de pouvoir à l’hyper-consommateur qui pourra, dans une zone de chalandise, se déplacer dans les magasins environnants pour compléter sa liste de course en fonction des prix. Ceci est d’autant plus vrai que les contraintes de pouvoir d’achat amènent les consommateurs à être plus attentifs aux prix notamment pour les produits alimentaires. Les distributeurs devront vraisemblablement évoluer vers un étiquetage des prix totalement électronique afin de déployer un « dynamic pricing » en rayon pour faire face à la sensibilité prix exacerbée par une meilleure information du client grâce à son téléphone mobile. Une autre solution, substituer les codes à barre par des puces RFID. Il y aura encore un peu de temps avant que nos téléphones soient des lecteurs de puces RFID même si de nombreux modèles de tests existent déjà depuis longtemps.

Quelques exemples d’applications de mobile commerce sur iPhone qui fonctionnent plus ou moins bien...
L’arrivée de l’iPhone a permis à de nombreux sites marchands de développer leur propre application mobile et s’offrir un nouveau canal de vente. Revue de deux applications, Rue du Commerce et Amazon.fr

Rue du commerce : une application qui met bien en évidence la problématique du merchandising du m-commerce.
La navigation nécessite trois écrans avant de parvenir à la fiche produit, l’ajout au panier, de façon assez simple comme le montre le diaporama ci-dessous:



Mais là où l’application déçoit totalement, c’est qu’il est impossible de finaliser le processus d’achat sur le mobile ! Il faut appeler le centre d’appels clients ou envoyer un e-mail (voir la copie d’écran ci-dessous).

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Rue du Commerce n’a donc pas intégré le processus de paiement qui clôture la phase de commande en ligne. Il faut espérer que l’application évoluera rapidement pour fournir une expérience client un peu plus aboutie.

L’application d’Amazon (Amazon.fr) s’en sort beaucoup mieux, même si elle est encore perfectible. Le choix de navigation dans l’offre est assez différent de celle de Rue du Commerce dans la mesure où Amazon a choisi de n’afficher sur l’écran d’accueil que le moteur de recherche et un choix personnalisé de produits.

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L’accès à la fiche produit est aisé. Pour finaliser la commande, Amazon s’appuie sur son option One-Click. Le client ayant déjà enregistré ses coordonnées bancaires sur le site Web dans son compte, il n’a qu’à activer celui-ci pour finaliser sa commande. Il faut toutefois noter que cette option nécessite un scroll dans la page pour voir apparaître l’option One-Click, ce qui est assez gênant car il n’est pas certain que les clients y pense pour conclure leur achat.

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La commande est ensuite traitée comme une commande classique (réception d’un accusé de la commande, mail d’avis d’expédition et mêmes délais). De ce point de vue Amazon réalise une application très satisfaisante et qui ne présente guère de défauts d’usage. Pour le client qui aura activé son compte One-click, il faut juste espérer ne pas se faire voler son portable !

En conclusion, on perçoit bien un frémissement dans le développement du commerce mobile.Reste que les sites marchands vont devoir repenser une partie de leur merchandising, de leurs processus pour pouvoir espérer tirer partie de ce nouveau canal de commandes.
[MAJ] [PS]
une petite vidéo qui annonce qu’eBay aurait réalisé 600 millions de $ de transactions depuis l’application eBay sur iPhone, téléchargée 7 millions de fois:




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Quel avenir pour les marketplaces des tenors du e-commerce?

Dans la recherche de leviers de croissance de leurs ventes en ligne, les principaux sites marchands ont, pour nombre d’entre eux (Rueducommerce.com, Alapage.com, Fnac.com, Pixmania.com, sans parler d’eBay ou d’Amazon) compris que leur site était un atout indéniable qu’ils pouvaient monétiser directement en l’ouvrant à d’autres vendeurs sous le nom de marketplace, ou place de marché (1), amendant substantiellement leur modèle d’affaires (voir le chapitre 2 du livre « Elaboration d'une stratégie de commerce électronique »).

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Les boutiques sur eBay.fr (source: http://www.ebay.fr)


Amazon a été l’un des premiers à franchir le pas (Amazon Marketplace), suivi par de nombreux autres sites ayant acquis une forte notoriété et ou un trafic élevé (en nombre de visiteurs uniques /mois). Initié historiquement par eBay.com (voir le concept de boutique eBay ici, lire l’article de 2004 du Journal du Net « Les marketplace, un eldorado pour les marchands » ), ce relais de croissance a permis à des entreprises de réaliser des ventes dans des véritables « e-corners » sur sa plate-forme avec la modalité « achat immédiat » et non l’enchère, modalité traditionnelle de vente d’eBay.
De nombreuses marques (Dell par exemple) ont utilisé cette possibilité de vendre en ligne sur un « carrefour d’audience » incontournable (eBay compte 86,3 millions d’utilisateurs actifs fin 2008). Acquérir un tel trafic serait trop coûteux pour ces marques. Il s’agit alors pour ces marques d’un canal de vente en ligne complémentaire du leur. Certains e-marchands utilisent également ces places de marchés comme canal de vente additionnel, comme Cdiscount présent sur eBay (voir la boutique Cdiscount sur eBay)

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La marketplace selon Amazon.fr (source: http://www.amazon.fr)


Les places de marchés valorisent ainsi leur notoriété liée à une marque forte, difficile à construire pour les petits acteurs du e-commerce, tant les investissements marketing sont coûteux. Ils valorisent également un portefeuille de clients qui possèdent un compte et a l’habitude (plus ou moins développée) de commander sur leur site. Il faut enfin noter que la plupart des plate-formes autorisent le client final à lui-même utiliser le site pour y revendre ses propres produits d’occasion. Cette particularité, peu complexe à mettre en oeuvre, permet de récupérer des commissions (2) sur ces ventes et concurrencer eBay, vu à une certaine époque comme une menace importante par de nombreux sites marchands positionnés en B2C.

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La marketplace selon RueduCommerce.com (source: http://www.rueducommerce.com)

Comment comprendre que ces sites ouvrent leur plate-forme à leurs concurrents ?

En premier lieu, l’intégration ne concerne pas toujours des concurrents directs mais des entreprises qui apportent un réel complément de gamme pour ces sites. En ajoutant des produits comme la puériculture, les montres & bijoux, Pixmania.fr a élargi de façon rapide son offre. C’est également le cas de Fnac.com qui intègre depuis septembre 2009, dans son offre des produits complémentaires comme les figurines, les instruments de musique. Cette diversification vers d’autres produits constitue une source de revenus complémentaires peu coûteuse, dans la mesure où la rémunération est basée sur des commissions fonction des ventes de ces « partenaires ». Il est important de comprendre que l’assortiment est un facteur fondamental de l’attractivité de l’offre. On peut aisément comprendre que l’on ne va pas acheter un appareil photo numérique plusieurs fois par an. Aussi, développer la fréquence d’achat nécessite d’avoir une offre suffisamment large pour générer des occasions de revisite du site. De nombreux sites ont opté pour cette solution comme relais de croissance en élargissant leur assortiment.

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La marketplace selon Pixmania.com (source:http://www.pixmania.com)


En second lieu, la place de marché permet de rentabiliser les investissements consentis, aussi bien sur la marque que sur la plate-forme technique ou la logistique. Techniquement, le site intègre des références supplémentaires dans son catalogue à un coût marginal très limité. En outre, de nouveaux acteurs sont venus se positionner dans cette gestion de l’alimentation des catalogues des places de marché, facilitant d’autant la mise en vente sur ces plate-formes. C’est le cas de Neteven qui offre une solution alimentant les grandes places de marché françaises. Il existe bien d’autres solutions d’alimentation de catalogue de places de marché comme Sellermania Pro

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La solution d’alimentation de places de marchés Neteven (source: http://www.neteven.com)


Enfin, ces deux éléments combinés contribuent au développement du chiffre d’affaires de la place de marché. A cet égard, les ventes réalisées par les revendeurs sur Amazon Marketplace représentent 29% du chiffre d’affaires d’Amazon en 2008 (source: Rapport annuel Amazon.com Inc. 2008, p.31) : « Sales of products by marketplace sellers on our websites represented 29%, 28%, and 28% of unit sales in 2008, 2007, and 2006. Since revenues from these sales are recorded as a net amount, they generally result in lower revenues but higher gross margin per unit. Since we focus on profit dollars rather than margins, we are largely neutral on whether an item is sold by us or by another seller ». Au 31 décembre 2008, il y avait environ 516,000 boutiques de revendeurs sur eBay.com

Quels sont les risques d’une telle stratégie de développement?

Le premier risque est celui de la dilution complète de l’offre originale au milieu d’une offre trop large sans réelle cohérence. Ce risque guette un site comme Amazon qui s’apparente aujourd’hui beaucoup plus à un bazar qu’à une librairie, métier d’origine du site. Quelle est la limite de l’extension de gamme pour de tels sites?
Pour le site Fnac.com, cette limite existe bien selon son Directeur Général Xavier Flamand: « ...Nous ne vendrons jamais des machines à laver ! Par contre, nous irons chercher toutes les catégories de produits liées à la culture et à la technologie. Notre vocation est d'être le site référent en ce domaine. » (Interview, Journal du Net, Mai 2009).
Avec le rachat de Zappos, et le développement de Javari, Amazon semble hésiter quant à sa stratégie de développement de son offre. En effet, aux USA, Amazon semble décidé à laisser le site Zappos.com indépendant d’Amazon.com, tout comme en Grande-Bretagne où, Amazon a développé Javari pour vendre des chaussures en ligne. Cette stratégie multi-enseigne est elle-même risquée avec la multiplication des marques sans réels économies d’échelle. eBay, qui a développé de nombreuses marques en rachetant d’autres sites, le reconnaît d’ailleurs dans son rapport annuel 2008 (p.22) : « Since 2004, we have significantly increased the number of brands we are supporting, adding Rent.com, Shopping.com, our classified websites (e.g.,Kijiji and Marktplaats), StubHub, Skype and Bill Me Later, among others. Each of these brands requires its own resources, increasing the costs of our branding efforts. Brand promotion activities may not yield increased revenues, and even if they do, any increased revenues may not offset the expenses incurred in building our brands. »

Le second risque est lié à l’image perçue par le client. En intégrant uniquement les catalogues des partenaires, les places de marché laissent souvent la logistique d’expédition au soin des partenaires. Or, de nombreux témoignages sur les forums de clients montrent clairement un décalage largement perçu par les clients quant à l’expérience liée à l’achat d’un produit « partenaire » sur l’une ou l’autre de ces plate-formes. Délais beaucoup plus long qu’à l’accoutumée, service client défaillant, ces éléments risquent de peser de plus en plus sur les choix des clients qui ne perçoivent pas toujours qu’ils achètent par le biais de la plate-forme chez un autre distributeur. Le risque collatéral n’est pas nul pour les places de marché en termes d’image, avec la probabilité qu’un client averti ne sélectionnera plus à l’avenir un partenaire dans ses choix afin d’éviter une désillusion dans l’expérience d’achat en ligne.

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La mise en relation des clients sans intégration de la logistique (source: fnac.com)

On peut donc s’interroger sur cette stratégie qui apparait comme une modalité de développement du chiffre d’affaires du site marchand à moyen terme mais qui, à plus long terme, pose de sérieuses questions stratégiques quant au positionnement (intermédiaire versus vente directe), modèle de revenus (marge versus commissions), nature de l’offre, valeur de la marque. L’essoufflement d’eBay (voir l’article du Journal du Net de mars 2009)et l’évolution récente d’Amazon laissent penser que la limite de ce modèle est plus vite atteinte que l’on ne pouvait l’imaginer. En revanche, pour de très nombreux distributeurs et plus particulièrement les plus petits d’entre eux (acteurs de niche), ces places de marchés restent essentielles pour leur survie.

POUR ALLER PLUS LOIN

Chapitre 2 : « Elaboration d'une stratégie de commerce électronique « 

NOTES
(1) sur les définitions en anglais et français voir http://www.olf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/Internet/fiches/8349766.html
(2)
On trouve une intéressante note sur la distinction entre une vente et une commission dans le rapport annuel d’Amazon: « We evaluate the criteria of Emerging Issues Task Force (EITF) Issue No. 99-19, Reporting Revenue Gross as a Principal Versus Net as an Agent, in determining whether it is appropriate to record the gross amount of product sales and related costs or the net amount earned as commissions. Generally, when we are the primary party obligated in a transaction, are subject to inventory risk, have latitude in establishing prices and selecting suppliers, or have several but not all of these indicators, revenue is recorded gross. If we are not primarily obligated and amounts earned are determined using a percentage, a fixed-payment schedule, or a combination of the two, we generally record the net amounts as commissions earned...Commissions and per-unit fees received from sellers and similar amounts earned through other seller sites are recognized when the item is sold by the seller and our collectability is reasonably assured. When we are responsible for fulfillment-related services, commissions are recognized when risk of loss and title transfer to the customer. We record an allowance for estimated refunds on such commissions using historical experience. »


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Zazzle.com, la personnalisation comme positionnement: 16 milliards de produits possibles

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La personnalisation est un concept que l’Internet rend possible dans le cadre du commerce électronique (voir les chapitres 4, 6, 9 sur ce sujet).

Différentes formes de personnalisation sont possibles et de nombreux marques ou enseignes proposent des variantes de la personnalisation (voir le billet suivant sur la personnalisation des friandises Mymms).

Il est rare de trouver un site de commerce électronique qui fasse de la personnalisation un concept central et unique.
C’est le cas du site américain et anglais Zazzle.com, Zazzle.co.uk.

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Le concept du site est original à plusieurs titres:

1) Le site ne commercialise uniquement des produits personnalisables et propose ainsi 25 catégories de produits configurables. Outre les classiques posters, mugs, calendriers, baskets, cartes de voeux, cartes postales, timbres, tapis de souris, etc... on trouve des produits originaux comme les tabliers de cuisine, des sacs en toile, des pin’s, des photos sculptés, des magnets, des porte-clés, des cravates et des chaussures. L’offre est abondante et extrêmement large: le site se targue d’avoir plus de 16 milliards de produits possibles (16 218 444 375 exactement!).

2) L’autre originalité du positionnement réside dans le modèle choisi : plate-forme de mise en relation entre l’offre de produits personnalisés et la demande de tels produits. En effet, il est possible pour une entreprise de commercialiser des produits personnalisables. Les marques peuvent également commercialiser des motifs de personnalisation pour tous les produits: On trouve des marques comme Star Wars, Dysney, Looney Tunes, Barbie, etc... (voir la liste complète http://www.zazzle.com/brands). Il est possible pour un particulier de proposer des motifs de personnalisation (Zazzle Community). Le site se revendique d’ailleurs comme un site de commerce électronique dont le contenu est fourni par les clients (user generated content, UGC)

3) Enfin, l’interface est remarquable du point de vue de l’usabilité. La personnalisation peut en effet tourner au cauchemar pour le client. Ici, l’interface est simple, puissante et permet de bien maîtriser la personnalisation des produits grâce à une interface sobre et fournissant des zooms très impressionnants sur les produits personnalisés (voir le blog du site sur les aspects techniques du site http://techblog.zazzle.com/). L’orientation client est réelle avec une possibilité de retour-produit pour le client sous 30 jours pour un produit qui ne pourra pas être remis en vente du fait de sa personnalisation.

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Illustrations : soource zazzle.com



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Mymms.fr: la personnalisation de la friandise en ligne!

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La personnalisation en ligne (mass customization) est une fonctionnalité importante du commerce électronique (cf. les chapitres 9 « Fidélisation et gestion de la relation client » (pp. 318-325) et chapitre 5 «Construction du catalogue électronique », pp.147-148). Popularisée par Dell au travers de la fonction « build-to-order » (personnalisation d’un ordinateur), la personnalisation du produit s’est étendue à une gamme de plus en plus importante de produits: vêtements (T-shirt), chaussures (MiAdidas, NikeId), véhicules (configurer un véhicule Peugeot), écoute radio en ligne (Last.fm), jouets (Lego Factory), etc...

Si la construction d’une interface en ligne facilitant la personnalisation est toujours un enjeu technique et ergonomique, le point fondamental du point de vue de l’entreprise est celui de sa capacité à adapter son outil de production à une demande personnalisée. L’exemple du confiseur Mars Inc. est à cet égard un très bel exemple puisqu’il s’agit de la personnalisation d’une friandise grâce à leur site marchand mymms.fr!

Le processus de personnalisation en ligne est simple. Il permet d’ajouter un message personnalisé sur la friandise et le choix des couleurs. Plusieurs types de personnalisation sont liés à des événements de la vie (mariage, naissance, baptême, soirée, amour, anniversaire, clin d’oeil). Il existe une rubrique spéciale pour les entreprises (http://www.mymms.fr/b2b/). La personnalisation se déroule en trois étapes comme l’illustre les copies d’écran ci-dessous:

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(source iconographie : mymms.fr)



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VPC et commerce électronique

Le Journal du Net publie une excellente synthèse sur les stratégies Internet des principaux acteurs historiques de la vente par correspondance en France comme La Redoute, Les 3 Suisses, Camif, Quelle.
Ce dossier riche d’informations permet de mieux cerner les stratégies de ces acteurs de la vente à distance et de mesurer les enjeux du multicanal (voir chapitre 3) pour ce type de distributeurs.
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