Centre commerciaux et commerce électronique

[MAJ] 26 Juin 2010

La concurrence du canal électronique par rapport aux centres commerciaux semblent avoir quelque effet puisqu’en 2010, le discours a sensiblement évolué, pa rapport à 2008 (cf. ci-dessous) comme le signale le magazine professionnel LSA : « ... Contrairement aux centres commerciaux, les sites marchands fonctionnent sept jours sur sept et 24 heures sur 24, ne sont pas soumis aux mêmes autorisations d'ouverture et ne payent pas la taxe locale sur la publicité extérieure, a-t-il souligné. L'e-commerce bénéficie de conditions "extrêmement favorables », a-t-il estimé. « Je ne désespère pas un jour qu'il soit soumis aux mêmes taxes que nous, ce serait quand même justice", a-t-il ajouté ». Ces déclarations d’Eric Ranjard, président du Conseil national des centres commerciaux (CNCC) montrent bien que cette catégorie d’acteurs préfère imposer des normes légales à ses nouveaux cocurrents, plutôt que de s’adapter à cette nouvelle donne, en repensant sérieusement l’expérience client dans ce type de lieux de vente.
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Dans un entretien au journal La Tribune( 02/06/08), Jean-Michel Silberstein : le délégué général du Conseil National des Centres Commerciaux s'exprime sur le lien entre commerce classique et e-commerce. Ces propos sont intéressants dans la perspective d'une stratégie de distribution multicanal. Extraits.

"Quels sont les liens existants entre les centres commerciaux et le commerce électronique ?
Nous devons aujourd'hui fortement travailler ensemble. Le e-commerce est un complément indispensable du commerce physique, ne serait-ce que pour que le consommateur prépare ses achats. C'est un élément dont il faut tenir compte. Les enseignes qui sont à la fois présentes sur internet et dans un centre sont clairement les enseignes gagnantes.

Peut-on attendre d'un centre commercial "physique" qu'il développe son double virtuel ?
Non, il n'y a pas de projet de cet ordre. Notre métier est de faire se déplacer les consommateurs. Nos performances sont directement d'autant plus liées au trafic qu'il y a dans les centres commerciaux des restaurants, des cinémas... Nous affichons aujourd'hui 40 millions de visiteurs par an. C'est sur ce business-model qu'il faut que nous nous appuyions."

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