dernier kilomètre

Livraison le jour même: barrière à l'entrée dans la compétition en ligne?

Parmi les freins identifiés à l’achat en ligne (cf. Chapitre 1: Emergence et tendances du commerce électronique), la disponibilité immédiate du produit est un obstacle de taille qui n’est pas, la plupart du temps, contre-balancé par le gain de temps d’une commande en ligne. Selon Forester Research, 13% des consommateurs américains préfèrent acheter en magasin car ils veulent le produit tout de suite.

Dans cette perspective, la rapidité de la livraison devient donc un enjeu du commerce électronique. Cette problématique n’est ni nouvelle en soi, ni propre au commerce électronique: les acteurs de la vente par correspondance ont déjà identifié depuis longtemps l’enjeu et déployé des offres de livraison rapide comme le 24h chrono de la Redoute ou la livraison gratuite en 24h des 3Suisses en point retrait.

Plus récemment, les acteurs traditionnels de la distribution ont compris l’intérêt de leur réseau de magasins dans cette problématique en offrant la possibilité d’un retrait du produit en magasin dans les deux heures qui suivent la commande en ligne, comme Darty ou la Fnac.

Les pure players du e-commerce n’ont pas cette possibilité d’utiliser un réseau de magasins possédant un stock conséquent et un assortiment suffisant. Tout juste peuvent-ils livrer généralement sous 24h grâce à des offres de prestataires logistiques ou des réseaux de points de retraits qui se sont développés ces dernières années (Kiala, Relais Colis, Mondial Relay, Adrexo, ...).

La livraison le jour même de la commande apparait donc difficile à déployer pour un site marchand. Elle nécessite en effet, soit une flotte propre sur des zones de livraison suffisamment denses pour amortir un tel investissement, soit un prestataire apte à fournir une telle prestation avec des stocks bien gérés (pour garantir la disponibilité du produit). Cette option de livraison paraît donc réservée à des catégories de produits bien précises, comme les produits périssables.

Quels sont donc les sites marchands français offrant une telle prestation?

Dans le cas des supermarchés en ligne, seul monoprix.com propose une livraison dans la soirée (18h) pour une commande effectuée avant 14h.

Dans le cas des produits frais ou périssables, les sites de fleuristes offrent une telle option de livraison:

  • le site Aquarelle offre la livraison possible dans la journée et ce seulement sur la région parisienne (voir conditions de livraison Aquarelle).
  • Florajet.com offre une livraison en 4h en s’appuyant sur un réseau de partenaires fleuristes réalisant les bouquets commandés;
  • Au nom de la rose offre une livraison en 5h sur Paris;
  • effleurescences.fr offre une possibilité en région parisienne uniquement de livraison l’après-midi pour une commande avant 12h30;
  • Acteur historique de la livraison de fleurs, Interflora ne précise rien sur les délais de livraison de ses bouquets directement sur le site. Les CGV ne précisent rien à ce sujet ! (Il faut lire l’histoire du groupe dans la rubrique « dossier de presse » pour découvrir que 5 200 fleuristes du réseau permettent une livraison en moins de 4h !).

Dans d’autres catégories de produits, Pixmania offre une option de livraison le jour même, limitée à la région parisienne pour les commandes de moins de 30kg. Cette option s’appelle Topchrono et est proposée par un prestataire, TopChrono, spécialisé dans la course express.

La stratégie Amazon avec la livraison le jour même.

Alors même que la plupart des sites offrent aujourd’hui une livraison le lendemain, la concurrence se déporte de facto vers la capacité à livrer le jour même. Amazon lance une réelle offensive sur ce front logistique. Depuis octobre 2009, Amazon offre la livraison de jour même aux USA dans sept villes : New York, Philadelphie, Boston, Washington, Baltimore, Las Vegas, et Seattle, (et dans les proches banlieues de ces villes). Amazon a d’ores et déjà annoncé l’extension de cette option de livraison pour 2010 aux ville suivantes: Chicago, Indianapolis, et Phoenix. En France cette option existe pour la région parisienne.

Pour les villes américaines les commandes doivent être passées avant 10h, 10h30, 11h ou 13h. Pour la France, l’option livrée en soirée se décline de la façon suivante:
  • Pour les commandes validées avant l'heure limite indiquée sur la page détaillée de l'article, les livraisons ont lieu le même jour entre 19 h et 22 h du lundi au vendredi et entre 15 h 30 et 18 h 30 le samedi.
  • Pour les commandes validées après l'heure limite indiquée sur la page détaillée de l'article, les livraisons ont lieu le jour ouvré qui suit entre 19 h et 22 h du lundi au vendredi et entre 15 h 30 et 18 h 30 le samedi

La facturation d’un tel service se fait au prix fort pour les clients qui n’ont pas choisi l’option Amazon Premium (abonnement de 79$/an). La livraison dans le cadre de ce programme se paye 5,99€ par produit sinon la livraison par article est facturée au dessus de 15,99$. En France, le prix de cette option est de 6,99€ dans le cadre du programme Amazon Premium (49€/an) et 22,99€ en dehors de ce cadre.

La force de l’offre d’Amazon est qu’elle s’applique à une très grande variété de catégories de produits même si elle n’inclut pas l’ensemble de l’offre. De nombreux spécialistes restent dubitatifs sur l’offensive d’Amazon, comme en témoigne cet article dans Internet retailer de février 2010.

Il n’en demeure pas moins que cette option de livraison le jour même constitue un moyen de se différencier des concurrents et de fournir un service, certes encore onéreux pour le client. De là à constituer une barrière à l’entrée comme certain l’annonce, il y a une marge qui nous laisse penser que cette option demeure accessoire et produit surtout de l’image plutôt que du chiffre d’affaires ou une réelle barrière à l’entrée dans le commerce électronique.

Pour aller plus loin:


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Leclerc Drive : le drive-in solution ultime pour le commerce alimentaire en ligne ?


leclerc_drive
L’enseigne de distribution Leclerc est restée longtemps en retrait de l’Internet (1) ces dernières années, notamment par rapport à ses principaux concurrents, des GSA comme Auchan (AuchandDirect, GrosBill.com), Carrefour (Ooshop.com), Casino (Cdiscount, MonSuperCasino) et Cora (Houra.fr) (voir un état des lieux des développements en ligne des GSA à l’automne 2008 dans la revue LSA (Les supermarchés en ligne accélèrent enfin 16/10/2008).

Si le commerce alimentaire en ligne s’avère si délicat et suscite bien des réserves de la part des acteurs jusqu’à aujourd’hui, c’est principalement la problématique logistique et la stratégie prix qui posent de sérieux problèmes aux acteurs traditionnels (cf. les chapitres 3 et 8 de l’ouvrage sur ces questions).

Il semble que la question logistique trouve progressivement une solution au travers du développement des concepts de « Drive » (voir les articles consacrés à AuchanDrive et ChronoDrive). Après Auchan qui a une stratégie très volontariste sur le commerce en ligne avec au moins quatre concepts complémentaires (AuchanDirect, AuchanDrive, ChronoDrive, GrosBill.com), Leclerc semble enfin décider à développer une offre en ligne qui s’appuie sur le concept du « Drive » initié par Auchan.

Le site expressdrive.fr permet d’ores et déjà d’effectuer ses achats dans onze magasins Leclerc Drive. Cinq autres ouvertures sont annoncées dans différentes régions. La vidéo ci-dessous explicite le concept de Leclerc Drive.


(source: expressdrive.fr)

Le site possède un assortiment plus réduit que les magasins et met clairement en avant les produits MDD (Marques De Distributeurs).

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(source: expressdrive.fr)

Il apparaît donc que l’une des solutions pour accroître les ventes en ligne de produits alimentaires soit le modèle drive-in avec un transfert de la logistique en aval (« le dernier kilomètre » ) au client comme dans le modèle traditionnel des hypermarchés et supermarchés. Cette solution pour pertinente qu’elle soit pour les GSA reste cependant pas toujours valable, notamment en zone urbaine dense. En outre, elle ne répond guère au défi écologique et à la réduction des émissions de CO2 (voir l’article sur la trace carbonne du commerce électronique). Coursengo est une variante de ce modèle adaptée aux centres villes et aux magasins de plus faible surface.

La seconde solution semble être celle du pick-up en magasin par du personnel du magasin et une logistique au départ du magasin comme Tesco en Angleterre l’a mise en place et Intermarché en France.

Enfin, la dernière solution la livraison à domicile depuis un entrepôt centralisé se limite aujourd’hui à Telemarket et Houra avec des zones de livraisons limitées.

Il semble donc que, selon la densité géographique et les habitudes de consommation, propres à chaque zone géographique, imposent un modèle logistique particulier pour la vente en ligne de produits alimentaires.


(1) Le nom de domaine leclerc.fr n’appartient même pas au groupement Edouard Leclerc dont le site est http://www.e-leclerc.com/. Michel Edouard Leclerc possède bien un site web depuis 2004 mais il est très tourné vers la promotion de ses idées et de sa personne. Il est assez éloquent de constater que pas une rubrique de ce site n’aborde la question de la place du canal électronique dans la question plus large de la distribution moderne. Ne perdez pas de temps à lire la rubrique NTIC du site: elle ne contient rien!


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Darty.com: le retrait en magasin dans les 2 heures! Plus fort que Fnac.com?

Le site du distributeur spécialisé Darty offre un service de retrait en magasin dans les deux heures qui suivent la commande en ligne depuis le site Darty.com. Cette mise à disposition du retrait dans un point de vente, dans un tel délai, est une réelle innovation dans la mesure où, les autres distributeurs qui offrent un tel service (Décathlon, Fnac.com s’engageant sur un retrait le jour même) ne s’engagent pas sur un tel délai. La présentation de ce service de livraison par Darty cible les achats d’impulsion, la vidéo parle en effet d’achat « coup de coeur ».

Cette option de livraison est cependant peu visible pour le client (pas d’information sur la page d’accueil à la différence de fnac.com qui l’annonce sur sa page d’accueil, cf. copie d’écran). Pour découvrir l’existence d’une telle option, il faut soit feuilleter le Magazine « Darty & Vous » disponible en magasin, soit parcourir les FAQ du site pour découvrir dans la rubrique « Livraison de commande » l’existence d’une telle option.

darty_2

Les fiches produits sont censés délivrées également cette information. Après avoir parcouru plus d’une dizaine de fiches produits (réfrigérateur, sèche-linge, ordinateur portable, GPS, écran TV, disque dur amovible), il nous a été finalement possible de trouver une imprimante photo 10x15 que l’on puisse retirer en magasin!

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Il semble donc que le nombre de produits bénéficiant de cette option soit restreint. Sans parler des produits exclusivement disponibles sur le site marchand et donc mécaniquement indisponible en magasin ! A décharge, le retrait en magasin sur le site fnac.com est une information tout aussi difficile à trouver. Cette information est dynamique et s’affiche automatiquement dans la fiche-produit. C’est donc une information que l’on découvre dans le processus d’achat.

L’information sur la réelle disponibilité du produit en magasin n’est pas disponible sur la fiche -produit elle-même, il faut dans le cas des deux enseignes poursuivre le processus de commande pour obtenir cette information. Le risque est donc que de nombreux clients abandonnent leur panier pour uniquement obtenir cette information.

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Dans les deux enseignes, il est impossible d’utiliser le moteur de recherche pour obtenir la liste des produits disponibles au retrait en magasin

Au-delà de ces quelques imperfections, ce type d’option est une réelle avancée pour les clients élargissant l’offre d’options de livraison et surtout une disponibilité rapide du produit. Enfin, ce type d’option, illustre bien le développement des stratégies de distribution multi-canal que décrit en détail le chapitre 3 de l’ouvrage.

(Iconographie: Sources: darty.com, fnac.com)

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L'avenir du commerce élecronique est la proximité: l'exemple Alloresto.fr

alloresto

L’avenir du commerce électronique réside dans une large part dans le développement du commerce ... de proximité. Cette conviction s’appuie sur de nombreuses constatations:
  • la confiance des clients dans des marques connues et reconnues;
  • la faible part des commandes trans-frontalières au sein de l’UE;
  • des coûts logistiques importants et probablement croissants du fait des coûts des carburants et des contraintes écologiques;
  • des freins au paiement en ligne toujours existant chez certaines catégories de clients.

Le commerce de proximité offre des réponses à tous ces éléments qui freinent le développement du commerce électronique. Après Coursengo, Chronodrive, un bon exemple d’une réussite éclatante dans ce domaine est le site alloresto.fr intermédiaire entre le client et des restaurants dans les grandes villes de France. Alloresto se contente de médiatiser, agréger et mettre en relation des clients avec des offres multiples et variées à côté de chez ses clients puisqu’il s’agit de livraison à domicile de repas.

« En juin 1998, en pleine Coupe du Monde de football, le site alloresto.fr est mis en ligne. Le succès est immédiat, le nombre de repas commandes augmente de jour en jour : le premier annuaire de restauration à domicile sur le web est né. Fin 1998, le portail Yahoo l'élit parmi les meilleurs sites français de l'année.

Alloresto propose aujourd'hui de commander et de se faire livrer dans toutes les grandes villes françaises. Plus de 2 500 restaurants sont partenaires et le site a gagné la confiance de plus de 180 000 clients fidèles. Cette croissance des effectifs a contraint le jeune entrepreneur à troquer sa chambre d'étudiant contre des locaux à Paris et il a transformé la SARL en Société Anonyme.

Leader incontesté sur le marché de la restauration à domicile sur Internet, Alloresto a livré plus d'un million de repas en 2007, et constate une croissance mensuelle à deux chiffres régulière
. » Source: alloresto.fr

Internet constitue dans cet exemple un extraordinaire moyen de ré-intermédier des transactions et de développer une offre fondée exclusivement sur l’aspect local de celle-ci. De très nombreux commerce de proximité pourrait être ainsi développé sur la base de cet exemple. Reste que les commerces de proximité n’ont pas forcément les compétences pour le faire. Mais il s’agit là indéniablement de leur seul moyen de se maintenir face à d’autres acteurs de la distribution.

Illustration: alloresto.fr



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Après Auchandrive, Chronodrive !

chronodrive

Le groupe Auchan accélère sa stratégie de distribution en ligne en déclinant son modèle Auchandrive (voir l’article sur ce concept).
Le modèle de pick-up par le client semble être le format adapté pour gérer la complexe équation du « dernier kilomètre » dans la distribution agro-alimentaire.

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Pour les hypermarchés, le commerce en ligne est un réel challenge. En effet, leur positionnement prix dans l’univers réel est mis à mal par les frais de livraison qui s’ajoutent et augmentent mécaniquement les prix des produits. Ce niveau de prix est peu compréhensible par le client final habitué à des prix plus bas en magasin, sans parler de la concurrence-prix des hard-discounters.

La solution éprouvée sous l’enseigne Auchandrive est désormais déclinée sous l’enseigne Chronodrive qui comporte d’ores et déjà neuf points de retrait. Selon le magazine Management du mois d’octobre 2008, l’enseigne compte ouvrir une vingtaine de Chronodrive en 2009, avec un objectif final d’une centaine de points-retrait.

L’offre repose sur un assortiment de 7500 produits soit un assortiment équivalent à celui d’un supermarché et loin de celui d’un hypermarché.

Au final, avec son site de vente à distance Auchandirect, puis avec les Auchandrive, et désormais les Chronodrive, Auchan est l’enseigne la plus en avance dans le déploiement de sa stratégie multicanal face à ses rivaux (Carrefour, Intermarché, Leclerc, Cora).

Illustrations: chronodrive.com



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Mistergooddeal: ouverture de points retraits

La récente campagne télévisée de Mistergooddeal (cf. vidéo ci-dessous) met l’accent sur deux freins importants à l’acte d’achat en ligne: la livraison et le service après vente (cf. les chapitres 1et 3 sur ces deux freins).




Après de nombreux acteurs - pure players - du commerce électronique (Pixmania, Ldlc, Cdiscount, Meilleurtaux, Boursorama, etc...), Mistergooddeal offre la possibilité à ses clients de retirer leurs achats dans l’un des treize points-retrait : quatre en région parisienne (Chilly Mazarin, Aulnay-sous-Bois, Coignières, Ste Geneviève des bois), et neuf en région (Bordeaux, Blois, Clermont-Ferrand, Lille, Lyon, Miramas (Marseille), Metz, Rennes,Toulouse).

Ce qui frappe dans la mise en oeuvre de cette option de livraison, c’est la localisation des points retraits en périphérie des villes et parfois loin des centres villes. Par exemple, le point-retrait de Lyon est à la Verpillère (34,5 km du centre ville), celui de Bordeaux à 15 km du centre ville, celui de Rennes à 20 km, celui de Marseille est à 65 km (Miramas)!

Par ailleurs, le retrait en entrepôt n’est pas possible pour tous les achats (les conditions sont différentes selon les entrepôts de la région parisienne et en région montant supérieur à 100 euros versus 300 euros) et plusieurs entrepôts n’acceptent pas les paiements sur place. Pour certains entrepôts, le client n’a pas la possibilité de choisir la date et l’heure de son retrait, l’entrepôt fixe un rendez-vous.

Comme nous l’analysons dans le chapitre 3 et le chapitre 8, les conditions de réussite de la partie livraison de la vente en ligne résident dans des délais courts, une flexibilité des horaires de livraison au choix du client, le choix d’un point retrait à proximité du domicile. On reste donc dubitatif face aux choix de Mistergooddeal. L’avenir dira si les clients sont prêts à parcourir de telles distances pour acquérir des produits même à bon prix.


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AuchanDrive: le pick-up par le client

Le groupe Auchan a testé le concept de la livraison de la commande en ligne dans des entrepôts dédiés pour accompagner son développement de commerce électronique. AuchanDirect ne livre que sur la région parisienne et sur la région lyonnaise.
Le groupe a donné le nom d’AuchanDrive à ce concept qui complète donc son développement en ligne.

auchandrive
Source: AuchanDrive.fr

La commande s’effectue sur le site Auchandrive sur lequel le client accède à 6 000 produits.
L’intérêt pour le client réside dans le fait qu’il n’a pas à descendre de son véhicule lors du passage au site AuchanDrive, un salarié d’AuchanDrive charge le coffre du véhicule avec la commande passée en ligne après le règlement de celle-ci à une borne sur le site AuchanDrive. En outre, les horaires de passage du client son à la sa convenance et lui donne un sentiment de contrôle sur la livraison qu’une commande sur AuchanDirect limite à deux zones de chalandise et à des plages horaires restreintes, comme l’illustre les plages horaires proposées

horaire_auchandirect
Source: AuchanDirect.fr

Il s’inspire des solutions d’origine américaine dans lesquelles le client se rend grâce à son véhicule dans une aire de livraison pour effectuer une commande (McDrive) ou effectuer des transactions (banques par exemple) ou encore regarder un film. Ce concept n’a donc rien de nouveau. Reste à savoir si ce format de livraison rencontre l’adhésion des clients. Le groupe ne communiquant guère sur les données, il est difficile de se faire une idée précise.

Après une phase de test dans la région lilloise et nantaise débutée en 2004, il semble qu’Auchan déploie désormais cette solution dans de plusieurs autres régions. On en veut pour preuve l’ouverture prochaine d’AuchanDrive à Epagny (74) à proximité d’un hypermarché Auchan comme en atteste cette photo.
Auchandrive.JPG


Cette ouverture compléter les quatre AuchanDrive de la région lilloise et ceux de Plaisir (78) et Le Pontet (84). On attend donc de voir quelles seront les autres ouvertures et si ce concept s’impose dans le commerce en ligne des produits alimentaires.


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